Les conditions de travail du pâtissier et la carie professionnelle: une étude de cas

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Les conditions de travail du pâtissier et la carie professionnelle: une étude de cas

Mensagem por DeniseTeixeiradeOliveira em Sex 3 Fev - 23:56

Je lisais une intéressante étude de cas à propos de la carie du pâtissier (en fait un rapport de master en ingénierie de production) et il m’est apparu pertinent d’indiquer le lien vers ce travail et d’en faire un petit résumé francophone ci-dessous, parce que ce sujet est le plus recherché dans ce forum.

L’auteur affirme dans son rapport que les conditions du travail (et au travail) peuvent faciliter ou difficulter l’apparition de la carie du pâtissier. Ces conditions peuvent être d’ordre physique, organisationnel, social, temporaire (générale ou ponctuel) quand il s’agit de voir le problème sous l’optique du comportement de l’employé et des règles qui lui sont imposées.

Ce qui attire l’attention dans ce cas, c’est qu’on a l’habitude de vérifier les déclencheurs de la carie des pâtissiers plutôt sous l’angle du comportement de l’employé lui-même que de celui de l’employeur.

Or, dans ce cas de figure, ce sont les réglementations imposées par l’employeur qui augmentent les facteurs de risque des caries.

On a observé dans le cas étudié que «la facilitation et gratuité de l’accès des employés à la nourriture sucrée a fait augmenter les cas de caries de 100%», par exemple.

En fait, dans le cas étudié, l’employeur a établi une règle selon laquelle si un employé voulait manger des nourritures salées, il devrait les payer, tandis que les nourritures sucrées étaient gratuites.

Par conséquent, une telle règle a mené plus d’employés vers la nourriture sucrée et, ainsi faisant, elle a augmenté le potentiel cariogénique des conditions de travail.

Si d’une part on parle suivant des habitudes alimentaires de l’employé au travail , et en dehors du travail et ses habitudes d’hygiène, là on est confronté à un autre côté du problème : celui du comportement de l’employeur à imposer certaines règles, pas toujours suffisamment justifiées, qui augment le potentiel cariogénique des employés, d’où la nécessité qu’ils prennent leur part de responsabilité face à cette maladie professionnelle.

C'est à dire,
qu’elle soit reconnue ou non en tant que maladie professionnelle par les organismes gouvernementaux de santé, il reste tout de même l'obligation de l'employeur d’éviter son apparition et réduire ses risques, puisque de toute évidence l’ambiance de travail a une forte influence dans ladite «carie du pâtissier».

Une autre petite bête noire dans cette histoire : De toute évidence, un client qui revient à un restaurant pour manger un certain plat qu’il a aimé auparavant, ne veut pas être déçu.

Donc, les restaurateurs s’imposent la régularité du goût d’un plat ainsi que les chefs de cuisine (pour qui ceci est également un gage de qualité).

Cette régularité du goût est aussi ce que réclament les clients et (éventuels) jurys des magazines spécialisés.

Voilà pourquoi, les employés en cuisine finissent par les gouter tout le temps, modifiant leur ph buccal et en se mettant en situation de risque cariogénique.

Décevoir le client sur ce coup là, serait le début de la fin pour un restaurant. On est d’accord, mais à quel prix ? Travailler en conditions cariogéniques ?

La prévention est toujours le facteur le plus important
. Qu’elle soit, d’une part, par l’éducation des apprentis pâtissiers, ou par la mise à disposition par l’employeur d’un organisme de santé complémentaire et l’incitation aux visites régulières chez le dentiste.

D’autre part, la prévention se fait aussi au quotidien, avec la non-exposition, tant que possible, aux situations de risque déclencheur de la carie, concomitamment à une prise de conscience des habitudes d’hygiène bucco-dentaire.

Il faut se rendre à l’évidence : Il s’agit d’un processus de changement de comportement et des habitudes qui est lent et d’autant plus difficile quand on reconnait son caractère complexe.

En effet, le problème se situe à un carrefour multidisciplinaire qu’évoque à la fois les conditions du travail, de la sociologie du travail, de la santé bucco-dentaire, de la législation du travail et, en fin de compte, du comportement des employés et employeur face au problème.

Parlons-en!

_______________________
1. ANDRADE DE SOUZA, Ana Marise Pacheco "A influência das condições de
trabalho na atividade de cárie dental de trabalhadores em padaria e
confeitaria: estudo de caso". Disponívem sob:
http://www.nuppre.ufsc.br/wp-content/uploads/2/souzaana.pdf. Acesso em
20/01/2012.

2. Tel que l’habitude de gouter les plats tout le temps ou l’exposition de l’employé aux vapeurs de cuisson du sucre.

3. Comme sa diète alimentaire plus au mois chargée en aliments cariogénique.

4. Tels que la fréquence de brossage des dents et visite chez le dentiste.

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DeniseTeixeiradeOliveira
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